Histoire Archives - Reb & Cuir https://rebecuir.com/category/histoire-2/ Couvre-livre et bijoux en cuir - rebecuir.com Sun, 02 Oct 2011 21:57:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 111105074 Le dernier gantier de luxe veut passer la main https://rebecuir.com/le-dernier-gantier-de-luxe-veut-passer-la-main/ https://rebecuir.com/le-dernier-gantier-de-luxe-veut-passer-la-main/?noamp=mobile#comments Sun, 02 Oct 2011 21:57:19 +0000 http://crealiste.com/?p=2853   Dans son atelier où s’étalent ciseaux, main de fer et cuir tannés, Jean Strazzeri est le dernier gantier de Grenoble, ville qui, au XIXe siècle, s’enorgueillissait d’être la capitale mondiale du gant de luxe, mais cherche aujourd’hui à transmettre son savoir-faire. « Je fabrique environ 200 paires de gants par mois, contre près de 300 …

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Jean Strazzeri
Jean Strazzeri

Dans son atelier où s’étalent ciseaux, main de fer et cuir tannés, Jean Strazzeri est le dernier gantier de Grenoble, ville qui, au XIXe siècle, s’enorgueillissait d’être la capitale mondiale du gant de luxe, mais cherche aujourd’hui à transmettre son savoir-faire.

« Je fabrique environ 200 paires de gants par mois, contre près de 300 douzaines de paires dans les années 1960 », relève avec regret Jean Strazzeri, unique meilleur ouvrier de France (MOF) de la profession et président de la Fédération française de la ganterie.

Une ganterie vers 1890
Une ganterie vers 1890

Dans la quiétude de son atelier, l’artisan est loin de l’effervescence du milieu du XIXe siècle lorsque Grenoble et sa région produisaient jusqu’à 1,5 million de paires par an pour ganter les mains de la bourgeoisie en France mais également à l’étranger, notamment en Angleterre, aux Etats-Unis et en Russie.

Les gestes restent les mêmes: étirer, couper, dresser, coudre. En tout, une trentaine d’étapes exclusivement manuelles et « difficiles à apprendre », qui s’enchaînent pour produire des gants sur-mesure, au quart de taille près, selon Jean Strazzeri.

A 59 ans, dont 45 à façonner la peau de chevreau, Jean Strazzeri qui a assisté à « la déchéance de la ganterie de luxe », passée de mode et concurrencée par les ganteries de Millau (Aveyron) au XXe siècle, rêve d’enseigner les gestes qu’il a lui-même appris auprès d’un maître gantier.

« Si j’avais le personnel qualifié, je pourrais produire trois fois plus », assure l’artisan qui déplore la disparition du CAP de coupeur.

Muni d’un simple certificat d’études, le gantier d’origine italienne envisage de mettre en place à Grenoble, dès 2010, une formation pour quelques ouvriers, afin d’assurer sa succession.

Il envisage aussi un « musée vivant » du gant pour « remettre à la mode ce symbole du luxe à la française ».

« J’ai fabriqué des gants pour le magasin Saks sur la célèbre 5e avenue à New-York, pour Harrods à Londres, mais aussi pour des boutiques au Japon, en Autriche et en Allemagne », se souvient-il.

Encore dernièrement, au cinéma, ses gants ont paré les mains des acteurs de Coco avant Chanel et Chanel et Stravinsky, l’histoire secrète.

Jean Strazzeri a été récemment « contacté pour des conseils » par une jeune entreprise grenobloise, FST Handwear, fraîchement installée à Grenoble et spécialisée dans la fabrication de gants en tissus synthétiques. Mais cette « relation » ne devrait pas se développer : un gouffre sur la façon de travailler sépare l’artisan du fabricant de prêt-à-porter.

FST Handwear, tout en revendiquant toutefois sa filiation avec « la capitale historique de la ganterie », s’est lancée dans la production de gants imprimés de motifs graphiques, en trois tailles, fabriqués au Maroc.

Conçus comme des accessoires de mode, les gants ont été écoulés la première saison (2008-2009) à 3.000 exemplaires.

FST Handwear envisage d’en écouler dix fois plus en 2010. « En France, mais aussi au Japon et aux Etats-Unis », espèrent ses dirigeants conscients que l’image du gant de luxe, véhiculée par les anciennes ganteries grenobloises, constituent « une caution » pour leur entreprise.

Mais pour Jean Strazzeri, cette relève n’est « pas vraiment » celle dont il rêvait.

 Article de Lepoint.fr – août 2009

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Le gant de Grenoble https://rebecuir.com/le-gant-de-grenoble/ https://rebecuir.com/le-gant-de-grenoble/?noamp=mobile#respond Mon, 26 Sep 2011 22:56:30 +0000 http://crealiste.com/?p=2436 Grenoble et l’industrie du cuir : Vers 1890, Grenoble figurait au premier rang de la production mondiale du gant. Fabriqué avec du cuir de chevreau, la ganterie grenobloise, produit de luxe réputé dans le monde entier, a été l’élément déterminant du développement de la ville. C’est avec elle que s’est formée la classe ouvrière et …

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Gants de GRENOBLE
Gants de GRENOBLE

Grenoble et l’industrie du cuir :
Vers 1890, Grenoble figurait au premier rang de la production mondiale du gant. Fabriqué avec du cuir de chevreau, la ganterie grenobloise, produit de luxe réputé dans le monde entier, a été l’élément déterminant du développement de la ville. C’est avec elle que s’est formée la classe ouvrière et que s’est développé l’esprit d’entreprise commercial et industriel de la bourgeoisie locale. Une famille sur deux vivait de cette activité ; on a compté jusqu’à 180 ganteries dans la ville !

Le quartier de l'Aigle vers 1900
Le quartier de l'Aigle vers 1900

Aujourd’hui, seul un observateur averti pourrait deviner la destination d’origine des bâtiments qui autrefois abritaient des ouvriers. Les rues grenobloises baptisées Boston, Londres, New-York ou encore Paris évoquent les grandes villes où Grenoble exportait ses gants. Cette industrie a progressivement disparu et toute une sous-culture avec elle. Grenoble lui doit certainement beaucoup en terme de culture d’entreprise mais aussi de culture syndicale.

Un atelier de ganterie vers 1900
Un atelier de ganterie vers 1900

Il se fabrique encore des gants à Grenoble, mais ils ne sont pas faciles à trouver. Seules deux ganteries subsistent dans agglomérations grenobloise !

Source :  PLAY GRENOBLE

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Histoire du cuir https://rebecuir.com/histoire-du-cuir/ https://rebecuir.com/histoire-du-cuir/?noamp=mobile#respond Mon, 26 Sep 2011 22:54:36 +0000 http://crealiste.com/?p=2431 De la peau au cuir Le cuir est le produit de la transformation de la peau d’animaux. Plus l’animal est jeune, plus la peau est de belle qualité, car elle a subi peu de dommages (griffures, parasites…). Le tanneur va proposer des cuirs finis aux aspects et propriété très divers, au moyen d’équipements mécanisés et …

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De la peau au cuir

Le cuir est le produit de la transformation de la peau d’animaux. Plus l’animal est jeune, plus la peau est de belle qualité, car elle a subi peu de dommages (griffures, parasites…).

Le tanneur va proposer des cuirs finis aux aspects et propriété très divers, au moyen d’équipements mécanisés et de produits chimiques.

Les principaux animaux fournisseurs de cuirs :
bovins, ovins, caprins, porcins, équidés, reptiles, poissons et oiseaux.

Les animaux
Les animaux

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La composition de la peau

Pour faire du cuir, il faut éliminer l’épiderme et les tissus sous cutané afin de ne conserver que le derme.

La composition de la peau
La composition de la peau

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Le travail de la peau

  1. A l’abattoir, on sépare la peau de la carcasse, manuellement ou mécaniquement. Opération délicate qui demande une main-d’œuvre expérimentée, pour ne pas déprécier la peau.
  2. Chaque peau est classée en fonction de ses qualité et de ses défauts. Elle est appelée « Peau fraîche ».
  3. La peau est salée ou séchée pour être conservée. Elle est appelée à ce stade « Peau brute ».
Le travail de la peau
Le travail de la peau © www.ctc.fr

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Le travail de « rivière »

  1. « La trempe » a pour but de réhumidifier la peau salée ou séchée et éliminer les produits de conservation et souillures.
  2. « L’ épilage-pelanage » élimine chimiquement les poils et l’épiderme, par frottement ou rinçage.
  3. « L’ écharnage » enlève mécaniquement les restes de chair et de graisse.
  4. « Le déchaulage » complète le travail de rivière et prépare la peau au tannage en la neutralisant.
Le travail de rivière
Le travail de rivière © www.ctc.fr

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Le tannage

  1. Le tannage est l’opération destinée à transformer la peau en cuir par une solution d’agents tannants (tanins), ce qui la rend imputrescible.
  2. Le type de tanin utilisé caractérise le cuir obtenu : sels de chrome (les plus utilisés) ou tanins végétaux.
  3. Le cuir simplement tanné est classé par niveau de choix. Il est parfois commercialisé à ce stade.
Le tannage
Le tannage © www.ctc.fr

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Le corroyage

Le corroyage-finissage transforme le cuir en cuir fini.

  1. La mise à l’épaisseur est obtenue par le « refendage » : le dessus (fleur) et le dessous (croûte).
  2. « Le derayage » permet d’affiner l’épaisseur des fleurs et des croûtes.
  3. Couleur, toucher et souplesse sont apportées par le « retannage », la « teinture » et la « nourriture ».
Le corroyage
Le corroyage © www.ctc.fr

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Le séchage

  1. Après « essorage », le cuir est étiré par la « mise au vent ».
  2. « Le séchage » se fait par circulation d’air chaud dans des séchoirs, ou sur glace ou sous vide.
  3. Le cuir séché est assoupli par le « palissonnage ».
  4. Le « ponçage » donne des cuirs velours ou nubuck ou fleur corrigée.
Le séchage
Le séchage © www.ctc.fr

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Type de finissage

  1. Le finissage « aniline » met en valeur l’aspect de surface naturel du cuir en le recouvrant d’un produit transparent : très bel aspect, entretien délicat.
  2. Le finissage « semi-aniline » recouvre la surface du cuir de couches de pigments légèrement opaques, eux-mêmes recouverts d’un film transparent.
  3. Le finissage « pigmenté » recouvre la surface du cuir de couches de pigments opaques qui donnent la couleur : peu sensible à l’eau et aux taches, entretien plus aisé.
Le finissage
Le finissage © www.ctc.fr

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« Le finissage » peut se faire selon trois techniques :

  1. « Le pistoletage » par pulvérisation ou « le rouleau » (application à la peluche)
  2. Le « satinage » donne une surface lisse par pressage du cuir contre une plaque lisse chauffée.
  3. L’ « impression » (ou « grainage ») donne au cuir un relief spécial en imitant la peau de certains animaux (reptiles par exemple) ou celle de l’animal d’origine.
Trois techniques de finissage
Trois techniques de finissage © www.ctc.fr

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Le Livre de poche https://rebecuir.com/le-livre-de-poche/ https://rebecuir.com/le-livre-de-poche/?noamp=mobile#comments Mon, 05 Sep 2011 12:01:20 +0000 http://crealiste.com/?p=2279 Le Livre de poche est, à l’origine, le nom d’une collection littéraire éditée par une filiale d’Hachette en 1953. Henri Filipacchi, alors secrétaire général de la Librairie Hachette réussit à convaincre ses amis éditeurs (Albin Michel, Gallimard et d’autres) de s’associer à son projet et de devenir ainsi les « pères fondateurs » du Livre de poche. …

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Le Livre de poche est, à l’origine, le nom d’une collection littéraire éditée par une filiale d’Hachette en 1953. Henri Filipacchi, alors secrétaire général de la Librairie Hachette réussit à convaincre ses amis éditeurs (Albin Michel, Gallimard et d’autres) de s’associer à son projet et de devenir ainsi les « pères fondateurs » du Livre de poche.

Dans les années 60, ce nouvel objet de consommation, six fois moins cher qu’un ouvrage grand format devient un fait de société. De 8 millions d’exemplaires en 1957, les ventes passent à 28 millions en 1969. Ce succès inspire des concurrents : « J’ai lu » créé en 1958, « Presses Pocket » et « Folio » créé par Gallimard en 1972.

Avec près d’un milliard de volumes diffusés depuis sa création et plus de 18 millions d’exemplaires vendus en 2002, le Livre de poche demeure la première collection française de grande diffusion. Dans Les Temps modernes, Jean-Paul Sartre s’interroge : « Les livres de poche sont-ils de vrais livres ? Leurs lecteurs sont-ils de vrais lecteurs ? ». Des auteurs dénoncent la banalisation de leur travail.
À l’inverse Jean Giono écrit en 1958 : « Je considère aujourd’hui le Livre de poche comme le plus puissant instrument de culture de la civilisation moderne ».

Aujourd’hui, les auteurs modernes sont plutôt flattés de cohabiter avec les grands écrivains du passé et le livre de poche leur permet d’être plus longtemps en librairie !

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